Obama n'est PAS québécois
Je vous place ici le commentaire que j’ai lancé sur le blogue de Laurent, qui après un billet sur la dernière initiative web de Barack Obama, nous lance: « Obama a créé un lien émotionnel fort avec ses électeurs, qu’il entretient grâce à Internet. Il y aurait peut-être une leçon à en tirer pour nos élus au Québec et au Canada. Y a-t-il un politique dans la salle ? »
Je vous copianpaste mon commentaire originel, et j’ajoute un petit truc à la fin.
Ouais, il y a du monde de la politique dans la salle. J’ai travaillé pendant les deux dernières campagnes, côté comm. et web, sans être responsable des stratégies. Je ne prends aucune des multiples attaques personnellement donc, mais j’ai toujours un énorme pincement au coeur quand j’entends les cliques YulBizienne et Médias-sociauxtesque de Montréal monter au barricade Obamesque.
Bon, allons-y. Et excusez le pauvre orthographe des fois, quand je fais une montée de lait, je me relis à peine…
ÉCOEURÉ je suis, d’entendre les gens des médias sociaux du Québec nous pleurnicher de faire des campagnes comme Obama. Vous demandez l’impossible trop rapidement dans l’espoir que votre niche préféré soit mis sous les spotlights et votre portefeuille augmenté, c’est fou là! Obama à fait une superbe campagne sur le web, je suis le premier à être heureux, mais il faudrait être réaliste: oui il y a bien de l’amélioration à faire en politique-web au Québec, mais je vous y verrais bien vous!
On ne change pas la manière de faire la politique en claquant des doigts. Obama est le seul qui, à ma connaissance, à eu l’unique moyen de le réaliser: partir de zéro. Vous qui ne faites que mettre votre croix sur le bulletin de vote (et encore pour plusieurs!), n’imaginez même pas à quel point les structures à l’interne des partis sont difficiles à casser… Je pense juste au débat depuis quelque années déjà pour certains sur le fait d’enlever les maudits panneaux sur la route qui ne sont plus efficace et coûtent cher, mais qui y sont toujours, élections après élections… Ça, si vous voulez que ça change, vous allez devoir tasser les vieux politiciens, et pour ce faire: vous allez devoir vous impliquer au lieu de juste critiquer! Mais quand on prends quelqu’un comme Michelle Blanc, que j’adore néamoins, déclarer en pleine critique des sites web de campagne à la téloche nationale que les partis ne sont même pas en mesure de lui payer son salaire, je peux me douter que les chialeux qui sont pourtant compétant y fasse grand chose…
Tiens, parlant d’argent. Une campagne web, ça coûte de l’argent, aussi 2.0-social qu’elle soit, vous (je parles à tous en disant vous, je ne te vise pas Laurent!) êtes au courant que le ratio population/argent U.S.A. Vs. Québec, c’est VRAIMENT PAS la même chose?
Êtes-vous aussi au courant qu’ils existe des lois très [TRÈS] stricte entourant le financement des partis et des dépenses élecorales et ce, même si le scandale des commandites laisse croire autrement? C’est donc quasiment impensable que quelqu’un croit vraiment que Paypal pourrait être notre solution de financement web, chaque dollar doit être compatibilisé et un électeur à un montant maximum qu’il peut verser à titre de contribution, et ma foi, récolter de l’argent sur le net, c’est facile essayer de détourner des noms pour en donner plus. Et c’est au parti de prouver que leur dépense sont en loi, pas à l’électeur…
Je vous donne un exemple pour illustrer le fastidieux des dépenses: pendant la dernière fédérale, Microsoft Canada nous approche pour u de concept lié au réseau XBox Live. Nous n’aurons jamais pu profiter de cette initiative, parce que l’agence n’était pas en mesure de nous fournir la valeur marchande de la visibilité publicitaire que ça nous offrait, et nous devions nous assurer, pour être en loi, que TOUT les partis principaux avaient reçu la même offre, avant de l’accepter, question d’équité. Pensez-y quelque secondes, et maintenant, je vous invite à vous mettre dans la tête de l’agent financier/officiel du parti qui doit se battre avec le casse-tete de se demander comment justifier tout site web qui parles d’eux, que ce soir Facebook ou un tierce blogue, si jamais le Directeur Général des Élections lui demande de rendre des comptes. Il y a de quoi paniquer mais surtout, de quoi être frileux sur bien des sujet “2.0″ électoraux. Je vous invites à ce sujet, si vous avez la motivation, à lire la loi électorale provinciale (plus de 200 pages, mais pas toutes sur le financment… J’en ai une copie papier, pour les curieux), mais pas la fédérale, cette dernière est un cas de folie assurée, Dieux bénisse les gens qui travaillent avec!
… Sérieusement là, gourous des médias sociaux, je vous le dit: vos critiques sont réelles et fondées, je sais, à l’interne on gueule les mêmes choses et nous sommes en accord. Mais il y a bien plus derrière “l’inaction” des partis politique en matière de campagne web style Obama que vous ne pouvez l’imaginer, derrière votre Macbook Pro de l’année et votre café latté au Laïka…
Edit: J’ajouterais qu’en plus, il y a une autre énorme différence entre ce que Obama peut faire, et nous pas. Barack Obama est un orateur hors du commun: sans internet, il peut rassembler les gens. Ce n’est pas ça campagne web qui l’a porté au pouvoir: c’est lui-même. Quand bien même que les partis politique au pays commencent de gigantesque campagne web, il y a fort à parier que la population n’y serait même pas attentive. Pour moi, ça restera pas mal fou de dépenser beaucoup d’argent pour faire plaisir a la très petite minorité qui tiennent vraiment à l’internet dans la campagne, et ce pour l’aspect financier plus souvent qu’autrement.
Encore une fois, je sens que je vais me faire détester de la niche web de Montréal moi…
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