Quand j’ai mis un petit peu d’argent dans Spread My Boobs, afin de faire venir la Warrior Modèle en terre d’Amérique (Montréal, New-York, San Francisco) , je me disais bien que j’aurais à essayer de prendre quelques clichés de la personne. Là où j’avais un petit problème c’était dans le comment, le pourquoi. C’est bien beau croquer les gens sur le vif, de belles images instantanées, mais avec les années j’ai perdu le petit oompf d’imagination qui me permettait au cégep de prendre des photos thématiques, réfléchies. J’ai cependant été sauvé de la honte internationale de ne rien trouvé dans elle me dit déjà avoir sa propre idée.
Oh yeah. Sauvé par la cloche par la française.
En arrivant ici, nous étions encore (sommes toujours!) dans le lendemain de veille électoral du 2 mai dernier. Elle à entendu et lu toute sorte d’histoires à propos de ce cher Harper, premier ministre adoré. Oh, il n’a rien fait de si moyen-âgeux, ce Stephen. Pas encore… C’est que nous avons maintenant un PM qui, le dimanche venu, écoute un pasteur lui raconter bien des histoires. Des histoires de Jésus qui arrive pour diriger une apocalypse, d’humains n’ayant pas le droit de se marier ou d’autres n’ayant pas libre arbitre sur le corps, sur le droit à l’avortement (c.f. Wikipedia, sur Evangelical Fellowship of Canada et Alliance chrétienne et missionaire). Qu’un premier ministre, d’un grand pays moderne, écoute des inepties, ça peut passer. Mais que l’Église qui colportent les dites inepties soit aussi connue comme étant un groupe de pression, à la limite du lobby politique, et qu’un de ces membres soient le dirigeant d’un pays, il y à maintenant de quoi lever le sourcil.
« En arrivant à Montréal, [on] m’a expliqué plus en détail en quoi la présence de Stephen Harper pouvait potentiellement être un gros risque pour perdre des décennies de progrès social. Le thème de l’avortement touche directement mes libertés en tant que femme, et même si je ne suis pas canadienne, nous avons aussi en France des lobbies prêts à tout pour nous retirer ce droit. »
Maintenant, je ne sais pas si certaines personnes pourraient être choqués par les photos. Peut-être? M’enfin, tenez-vous le pour dit, juste au cas (disons 16+ thèmes sensibles!). La suite des choses, c’est en photo, et c’est par ici.