Articles pour 9 posts in Culture.
08/11/09
Je viens de terminer de lire « Google et Internet nous rendent-ils idiots » sur le blogue de Pierre Cayouette… Il y raconte brièvement (ne le blâmons pas, il est en vacance!) comment il perçoit un changement dans la façon de penser des gens, face à l’avènement (peut-on encore parler d’avènement sur un objet si bien en place?) des technologies de l’information. Grossomodo, dans un monde où l’information circule « comme un flux de particules s’écoulant rapidement », il déplore que le web habitue les gens à une information de surface, rapide, sans profondeur. Si il est vrai qu’il est [trop] facile d’obtenir toute l’information souhaitée en une vitesse record, et que les pixels de nos écrans sont bien plus agréables (et moins couteux) que les pages d’un livre où d’un journal, peut-on réellement penser qu’Internet nous rends idiots? J’imagine que cet argument à été repris à outrance, mais j’imagine bien que les gens ont détesté la télévision à ses débuts, versus la presse écrite, pour le même genre de raison non? Au final, il n’aura suffit à l’humanité que de prendre son temps et s’approprier adéquatement les outils nouvellement offert pour le bien de tous. Mais il aura toujours resté le vieux de la vieille qui lit son journal, pitonant tant bien que mal sur la télécommande de temps à autre.
Et si c’était le cas encore aujourd’hui? Certainement, l’information circule trop rapidement sur le web. Il y a de quoi en avoir sincèrement peur! Mais est-ce que ça oblige les gens à ne lire qu’en surface? Peut-être pas. Dans mon lecteur de fil RSS, là où je rassemble mes innombrables extraits d’articles, je navigue effectivement en surface. Quelque ligne d’information pour me décider si je suis intéressé ou non à continuer ma lecture. Et bien souvent, j’en reste au niveau de l’extrait! Mais si un sujet m’intéresse réellement? J’y plonge avec plaisir! Je prends le temps de lire, de faire une recherche complémentaire, d’approfondir… J’oserai même dire que la facilité de recherche de l’information, sur les Google et Wikipedia de ce monde, me rendent bien plus enthousiaste à approfondir ma lecture. Exit les heures passées en bibliothèque: il ne suffit ordinairement que de quelque minutes (et d’un peu de jugement!) pour retrouver une lecture complémentaire fiable et intéressante.
Je n’ai pas la prétention de dire que je suis le nouveau modèle de l’humain informé de l’an 2000, mais je n’arrive pas à me faire à l’idée que l’Internet nous rend idiots. On peut manger de la merde culinaire facilement et rapidement chez McDonalds, mais être servis « rapidement » dans un bon restaurant santé, c’est aussi possible si on se donne la peine de changer nos habitudes! Ainsi, sur internet aussi, il ne suffit que de vouloir bien faire pour y arriver. Avec les bonnes entrées, n’importe qui peur rouler sur l’autoroute de l’information à 200 km/h, même si l’état des routes laisse un peu à désirer. Je m’imagine en fait, très bien, des gens à qui ont ne donne aucune chance y trouver leur compte! Vous avez déjà vu un hyperactif essayer de lire un bouquin? Pénible! Laissez-lui un accès à Google par contre… C’est fort probablement la mort clinique du papier, mais ça ne signe tout de même pas la fin de l’intelligence!
De toute façon, être intelligent ne se définit par seulement par la quantité et la qualité de l’information que notre cerveau peut enregistrer, mais aussi par les moyens employés pour la récolter… Non?
Tags: blogues, flux, Google, idiot, information, L'Actualité, Pierre Cayouette, qualité, rapidité, rss, web, Web 2.0
03/09/09
Via Radio-Canada.ca: [...] l’ex-PDG de la Caisse s’expliquera donc non pas devant des députés inquisiteurs, mais devant un public d’hommes d’affaires qui auront payé au moins 65 $ le billet, voire davantage, pour avoir le privilège de l’écouter. Henri-Paul Rousseau répondra à des questions de la presse à 14 h. [Source]
J’en ai un petit ras-le-bol depuis la semaine dernière. Les médias attaquent subtilement le monde des affaires, et la Chambre de Commerce du Montréal métropolitain au sujet de la conférence d’Henri-Paul Rousseau. Même Jean-Luc Mongrain c’était mis à déclarer en onde que la conférence était réservée à une élite… On va mettre des choses au clair:
Premièrement, pour un non membre, le billet est 95$. Si tu veux entendre ce qu’il y a à entendre dire, tu peux payer ce prix, il n’y a aucune réserve de classe sociale ici. Certes, ce n’est pas le petit peuple qui peut se payer ces billets… Mais alors, est-ce qu’une commission d’enquête serait vraiment appropriée? À chaque commission, le peuple peut aller écouter, oui. Même que le tout est retransmis en direct et en différé à la chaîne télé de l’Assemblée Nationale, donc, si quelqu’un ne peut se déplacer jusqu’à Québec, c’est tout de même accessible! C’est donc, très honteux de faire payer pour entendre l’ex-patron de la Caisse parler?
Certes pas! La majorité de la populace si elle n’écoute pas la chaîne de l’Assemblée Nationale, ignore carrément son existence. Qui plus est, il faut avoir la télé câblé ou satellite pour l’écouter au prix souvent aussi cher que le billet pour assister en direct à sa conférence (l’élite câblé du Québec?). Mais même avec ce fait en tête, même si les gens se donnaient la peine d’écouter les diffusions des commissions d’enquêtes, entre vous et moi… Qui va vraiment comprendre tout le charabia qu’ils vont y dire? Certainement pas moi. Fort probablement pas vous… Et encore moins eux. Nous allons tous nous contenter des résumés journalistiques, et des demi-diffusions commentées par le Club des Ex à RDI.
Alors, s’il vous plaît, arrêtez de nous gonfler les oreilles avec la grande méchante et élitiste Chambre de Commerce qui fait payer des gens qui désirent entendre Henri-Paul Rousseau et qui vont comprendre ce qu’il veut dire. Les gens qui ne peuvent payer ont aucune idée ni intérêt d’y être. Et au pire…
RDI va diffuser en direct, et gratuitement, l’allocution sur ses ondes. Et vous aurez peut-être même la chance de voir un peu de publicité, qui vaut bien plus que 65 balles!
Tags: Assemblée Nationale, Caisse de Dépôt et de Placements, CCMM, CDP, Chambre de Commerce du Montréal métropolitain, Économie, Henri-Paul Rousseau, Jean-Luc Mongrain, Médias, Radio-Canada, RDI
01/04/09
Je vous place ici le commentaire que j’ai lancé sur le blogue de Laurent, qui après un billet sur la dernière initiative web de Barack Obama, nous lance: « Obama a créé un lien émotionnel fort avec ses électeurs, qu’il entretient grâce à Internet. Il y aurait peut-être une leçon à en tirer pour nos élus au Québec et au Canada. Y a-t-il un politique dans la salle ? »
Je vous copianpaste mon commentaire originel, et j’ajoute un petit truc à la fin.
Ouais, il y a du monde de la politique dans la salle. J’ai travaillé pendant les deux dernières campagnes, côté comm. et web, sans être responsable des stratégies. Je ne prends aucune des multiples attaques personnellement donc, mais j’ai toujours un énorme pincement au coeur quand j’entends les cliques YulBizienne et Médias-sociauxtesque de Montréal monter au barricade Obamesque.
Bon, allons-y. Et excusez le pauvre orthographe des fois, quand je fais une montée de lait, je me relis à peine…
ÉCOEURÉ je suis, d’entendre les gens des médias sociaux du Québec nous pleurnicher de faire des campagnes comme Obama. Vous demandez l’impossible trop rapidement dans l’espoir que votre niche préféré soit mis sous les spotlights et votre portefeuille augmenté, c’est fou là! Obama à fait une superbe campagne sur le web, je suis le premier à être heureux, mais il faudrait être réaliste: oui il y a bien de l’amélioration à faire en politique-web au Québec, mais je vous y verrais bien vous!
On ne change pas la manière de faire la politique en claquant des doigts. Obama est le seul qui, à ma connaissance, à eu l’unique moyen de le réaliser: partir de zéro. Vous qui ne faites que mettre votre croix sur le bulletin de vote (et encore pour plusieurs!), n’imaginez même pas à quel point les structures à l’interne des partis sont difficiles à casser… Je pense juste au débat depuis quelque années déjà pour certains sur le fait d’enlever les maudits panneaux sur la route qui ne sont plus efficace et coûtent cher, mais qui y sont toujours, élections après élections… Ça, si vous voulez que ça change, vous allez devoir tasser les vieux politiciens, et pour ce faire: vous allez devoir vous impliquer au lieu de juste critiquer! Mais quand on prends quelqu’un comme Michelle Blanc, que j’adore néamoins, déclarer en pleine critique des sites web de campagne à la téloche nationale que les partis ne sont même pas en mesure de lui payer son salaire, je peux me douter que les chialeux qui sont pourtant compétant y fasse grand chose…
Tiens, parlant d’argent. Une campagne web, ça coûte de l’argent, aussi 2.0-social qu’elle soit, vous (je parles à tous en disant vous, je ne te vise pas Laurent!) êtes au courant que le ratio population/argent U.S.A. Vs. Québec, c’est VRAIMENT PAS la même chose?
Êtes-vous aussi au courant qu’ils existe des lois très [TRÈS] stricte entourant le financement des partis et des dépenses élecorales et ce, même si le scandale des commandites laisse croire autrement? C’est donc quasiment impensable que quelqu’un croit vraiment que Paypal pourrait être notre solution de financement web, chaque dollar doit être compatibilisé et un électeur à un montant maximum qu’il peut verser à titre de contribution, et ma foi, récolter de l’argent sur le net, c’est facile essayer de détourner des noms pour en donner plus. Et c’est au parti de prouver que leur dépense sont en loi, pas à l’électeur…
Je vous donne un exemple pour illustrer le fastidieux des dépenses: pendant la dernière fédérale, Microsoft Canada nous approche pour u de concept lié au réseau XBox Live. Nous n’aurons jamais pu profiter de cette initiative, parce que l’agence n’était pas en mesure de nous fournir la valeur marchande de la visibilité publicitaire que ça nous offrait, et nous devions nous assurer, pour être en loi, que TOUT les partis principaux avaient reçu la même offre, avant de l’accepter, question d’équité. Pensez-y quelque secondes, et maintenant, je vous invite à vous mettre dans la tête de l’agent financier/officiel du parti qui doit se battre avec le casse-tete de se demander comment justifier tout site web qui parles d’eux, que ce soir Facebook ou un tierce blogue, si jamais le Directeur Général des Élections lui demande de rendre des comptes. Il y a de quoi paniquer mais surtout, de quoi être frileux sur bien des sujet “2.0″ électoraux. Je vous invites à ce sujet, si vous avez la motivation, à lire la loi électorale provinciale (plus de 200 pages, mais pas toutes sur le financment… J’en ai une copie papier, pour les curieux), mais pas la fédérale, cette dernière est un cas de folie assurée, Dieux bénisse les gens qui travaillent avec!
… Sérieusement là, gourous des médias sociaux, je vous le dit: vos critiques sont réelles et fondées, je sais, à l’interne on gueule les mêmes choses et nous sommes en accord. Mais il y a bien plus derrière “l’inaction” des partis politique en matière de campagne web style Obama que vous ne pouvez l’imaginer, derrière votre Macbook Pro de l’année et votre café latté au Laïka…
Edit: J’ajouterais qu’en plus, il y a une autre énorme différence entre ce que Obama peut faire, et nous pas. Barack Obama est un orateur hors du commun: sans internet, il peut rassembler les gens. Ce n’est pas ça campagne web qui l’a porté au pouvoir: c’est lui-même. Quand bien même que les partis politique au pays commencent de gigantesque campagne web, il y a fort à parier que la population n’y serait même pas attentive. Pour moi, ça restera pas mal fou de dépenser beaucoup d’argent pour faire plaisir a la très petite minorité qui tiennent vraiment à l’internet dans la campagne, et ce pour l’aspect financier plus souvent qu’autrement.
Encore une fois, je sens que je vais me faire détester de la niche web de Montréal moi…
Tags: Élections, Financement des partis, Obama, Web 2.0, YulBiz
10/18/08
Ce soir, je n’ai rien à faire. Mais absolument-rien-à-faire. Je pourrais travailler sur mon prochain épisode de balado, mais… Nah. Je n’arrive pas à me faire à l’idée de rester assis devant mon ordinateur un samedi soir, bien que c’est visiblement ce qui va arriver. [Edit, bon, il y a un show au St-Sulpice à 22 h. Je ne sais pas c’est quoi, mais il semblerait que j’y aille.]
Alors, je divague sous facebook, regardant les évènements de mes amis, zyeuter si quelque chose ne pouvait pas m’intéresser. Et puis, du coup, c’est l’illumination! Je regarde tous les évènements des gens que je ne connais pas et il me vient la folle envie de créer les Facebook crashers! L’idée, en clair, c’est de copier carrément les wedding crashers, sauf que ce n’est pas nécessairement pour faire des flicaflak avec des femmes. C’est juste pour voir comment les gens réagiraient.
Plus simple? On se donne une date précise, on regarde les évènements le jour même et l’on choisit un évènement. De préférence, dans un endroit tout sauf publique. Vous savez, le genre d’évènement qui dit « party chez moi » et qu’ils donnent l’adresse exacte de « chez moi »? Et là, tu débarques avec ta gang voir si tu es capable de te joindre au party, sous le simple prétexte que s’il ne voulait pas nous voir, ils avaient juste à mettre leur évènement privé.
Qui embarque? J’ai envie de déclarer la première édition pour la semaine prochaine, date à déterminer avec les gens qui veulent bien participer!
Tags: Facebook, Facebook crashers, Party, Social
09/17/08
Je suis le seul à trouver un peu comique la publicité du NPD dans les stations de métro de la ligne orange (« le pouvoir de changer de direction, prenez la ligne orange ») quand pendant deux jours la ligne orange était fonctionnelle qu’à demi? Ils seraient bien placé les néo-démocrate pour nous promettre des fonds dans le transport maintenant, non?
Tags: Élections 2008, Métro, NPD, Publicités