Jean-Philippe Murray
Bien trop de choses à dire pour une simple description…
Avoir envie d'être romancier

Une lubie, comme ça. Que tout ce qui est old-school est bien plus glamour.

J’étais vraiment plus satisfait et heureux de passer des heures en chambre noire plutôt que devant Lightroom. Avec mon vieux Minolta et ses films, je pouvais encore croire que je capturais l’âme des gens… En tout cas, ce n’est certainement pas avec un capteur numérique que cette superstition va vivre. Et le son de cette vieille machine à écrire qui prend la poussière parmi tous ses romans me donne envie d’être romancier. Comme si l’ordinateur empêchait d’écrire…

Ce n’est pas que je vire hipster. C’est juste de la nostalgie. C’est quoi la nostalgie, tu demandes? C’était un peu être hispter, avant que les hipsters existent. La nostalgie, c’est un état meta-hipster! Calvaire, c’est pas juste que des jeunes tout frais s’entiche de notre vintage à nous, les entre-deux qui deviennent vieux. Nos vieux avaient le monopole du passé, nos jeunes préfèrent le logo des Expos et les Polaroids… Et quand tu cours vers tes trente ans, que t’es pogné entre deux générations qui vénèrent plus que toi ce qui était quand tu apprenais à peine à faire pipi sur la toilette, il te reste quoi?

Il te reste une machine à écrire, un Nikon numérique, de l’insomnie pis des lubies d’être pas mal plus glam que tu l’es réellement.

Il y a quelques mois, j’ai terminé la lecture de Religion for Atheists: A Non-Believer’s Guide to the Uses of Religion et j’ai adoré ma lecture. Dans cet essai, Alain de Botton ne propose rien de moins que de renouveler l’athéisme. Partant avec le constat évident pour l’athéiste qu’il est que bien entendu Dieu n’existe pas, mais que « la religion est bien trop importante pour la laisser aux croyants exclusivement », il affirme (avec raison, selon moi) qu’il n’y a rien de mal à vouloir prendre ce qu’il y a de bon dans la religion et de l’appliquer à la société moderne. Qu’une fois privé de tout le matériel surnaturel inhérent aux religions, il existe des mécanismes et attitudes qui brillent par leur absence dans la société séculière d’aujourd’hui. De l’éducation supérieure qui aurait tout à gagner à ne pas prendre pour acquis que les gens comprennent une idée après une unique lecture, en passant par jusqu’à l’art comme porteur des valeurs morales jusqu’à l’industrie du tourisme qui pourrait gagner à analyser le fonctionnement des pèlerinages religieux.

If we were doing it like they do it — let’s not do it, but if we were to do it — I would tell you something like, « Culture should replace scripture. » And you would go, « Amen, amen, amen. » And at the end of my talk, you would all stand up and you would go, « Thank you Plato, thank you Shakespeare, thank you Jane Austen. » And we’d know that we had a real rhythm going.

C’est sans surprises que je vais dire qu’il a de véhéments détracteurs, ces derniers allant jusqu’à l’accuser de trahir l’athéisme et certains d’y aller de menaces de représailles physiques. Bien que je puisse comprendre à quel point, pour l’athéiste convaincu que vouloir emprunter des façons de faire aux religions peut paraître saugrenu, à la limite de la schizophrénie idéologique, il faut garder en tête que de réfuter l’existence de Dieu et de se battre contre une institution religieuse sont deux choses bien distinctes. Et que même à ce stade, ce n’est pas parce qu’une église croit en un Dieu et qu’elle en fait la promotion que ses méthodes doivent être automatiquement et entièrement mauvaise.

Tout ça, simplement pour introduire le vidéo ci-dessus, où Alain de Botton expose plusieurs de ses idées en vitesse TEDTalk, pour se mettre dans le bain du sujet et peut-être pouvoir un jour renouveler la pensée athéiste trop bornée.

J’imagine que personne ne me croirait si je disais que, depuis le début du mois, j’écris un article sur des résolutions de la nouvelle année hein? Moi non plus, je n’y aurais pas cru. Mais pour me remettre les deux pieds sur terre, je vais vous dire tout de suite : présentement, je ne crois pas le terminer un jour. C’est qu’au début, je me disais que je n’en faisais jamais, de résolutions, de récapitulation de ma vie, toutes ces choses censées recentrer notre existence afin de mieux poursuivre le chemin.

Et dans la douche tout à l’heure: l’illumination! Rien ne sert de recentrer et ressasser avec un déficit d’attention! Le pire qui peut arriver, c’est que je ne sois pas satisfait de l’effort de focus pour la nouvelle année et que cette dernière commence sur une note déprimante. Au yab’ donc le texte du chemin que j’ai fait dans l’année dernière et où je pense me rendre dans celle-ci. Au mieux, je vais vous faire un résumé : j’étais à Montréal, j’étais plus ou moins content de ce que je faisais dans la vie, une opportunité s’est présentée dans le couple, je suis maintenant revenu à Québec et je suis retourné sur les bancs de classe.

Bref. Je recommence ma vie à zéro, mais surtout pas incognito. C’est simplement vraiment bizarre de recommencer sa vie en retournant en arrière compléter ce que j’avais entrepris avant, en emportant dans ma valise une partie de qui je suis devenu avec le temps. Je sais, je ne recommence visiblement rien à zéro, mais laissez-moi mes illusions.

Il me faut quand même malgré mes non-résolutions commencer cette année avec un coup de force (pour moi). Je suis dans ma sacro-sainte année chanceuse (né un 29 octobre, j’ai 29 ans. Et non je n’y crois pas!) alors aussi bien essayer d’en profiter. Je ferme donc l’aspect portfolio photo de cette présence sur le web. Je reste toujours pas un photographe, mais aussi bien vraiment m’assumer et laisser faire le style portfolio. (Je vais, d’ici quelque temps, remettre mes photos quelque part dans ce blogue, juste pas maintenant-là-là-tout-de-suite) J’avais aussi besoin d’un espace pour essayer d’écrire plus, ma présente session universitaire se fera, je le découvre de plus en plus, sous le signe de la rédaction, j’ai besoin de m’y remettre le plus possible. L’adresse porte mon nom, j’essaierai donc que ce que le site porte en lui-même me ressemble plus: des mots pour faire avancer ma vie académique, des photos, des liens vers ma bouffe et si je réussit vraiment à m’y remettre, des opinions [probablement stupide, n.d.l.r].

Donc, à vos marques, pis toute. On se revoit dans pas long.

Je suis replongé dans les photos de mes dernières vacances hier, après avoir retombé dans un souvenir d’Arequipe des dites vacances. Petits récit de ces vacances ainsi qu’une recette pour faire de l’Arequipe chez vous sur mon côté bouffe, sur pasunfoodie.com. Autrement, voici quelques clichés de ces vacances de rêve sur l’île de San Andrès en Colombie.

Château Frontenac, Ville de Québec

Déménager et changer de ville c’est, après la fatigue et l’adaptation au nouveau chez soi, l’occasion de commencer des choses. Plein de choses. Trop de choses. C’est l’occasion de se sentir invincible et tout entreprendre, tout reprendre à neuf, en particulier de commencer à penser autrement et se dire qu’on ne peut pas tout faire en même temps. Prioriser devrait être mon nouveau mot d’ordre.

J’ai remis les pieds à l’école. Après 5 ans. Après avoir laissé les classes sur un coup de tête pour devenir un citoyen exemplaire et payer des taxes de fou. Ce n’est pas facile, après 5 ans à faire un salaire « d’adulte » de retomber dans le monde de la non-consommation abusive. Il faut recentrer ces énergies ailleurs, j’imagine. Et bang, je retombe dans les milliers de projets que j’aimerais entreprendre. M’enfin.

Déménager et changer de ville c’est aussi, pour une fois — pas deux-trois-quatre : une se donner la permission de se la jouer touriste et se promener dans les endroits où mêmes les locaux ne vont plus vraiment. C’est se donner la permission de prendre une photo carte postale, pour envoyer à celui que tu étais, avant, pour dire un petit coucou.

 

Dernièrement, l’ami web Xavier Jacques Côté m’informait que le DGEQ offrait les résultats en direct de l’Élection Générale 2012… En direct / live ! Ça en a pas pris vraiment plus pour qu’on s’emballe et que les idées se multiplient pour développer quelque chose d’ici le 4 s’quat septembre au soir! Et aujourd’hui à été le grand jour !

Maintenant que les infos commencent à sortir, j’ai commencé un petit travail de récolte des données et d’épurations de celles-ci. Les données du DGEQ sont visiblement prise directement de leur propres bases de données et certains champs, comme les IDs, ne font pas vraiment de sens pour le grand public. Qui plus est, chaque candidats à le nom complet du parti écrit dans sa ligne en base de donnée, plutôt que d’avoir accès à une table des partis et de lier l’ID de celui-ci directement. Bref, c’est une très belle idée que j’applaudis, les données ouvertes, mais ce n’est pas encore très optimal. Faut pardonner les pauvres gars là-bas, ils ont certainement du pondre tout ça à la dernière minute…

M’enfin, comme je disais, j’ai fait une job de bras ce soir: créé la table des partis, des circonscriptions et passé tout les candidats en revus pour lier à un ID plutôt que d’avoir les noms complet avec les infos du candidats. C’est en format MySQL tout ce qu’il y a de plus standard, et c’est disponible ici (MAJ avec IDs du DGEQ, 24 août 2012. Voir commentaire de XAVS)! Amis développeurs, amusez-vous !

Mises à jour:

  • 25 août 2012 : Ajout d’une colonne URL pour les sites web des partis, lorsqu’ils en ont un.
  • 24 août 2012 : via XAvs, les ID du DGEP sont dans les tables.

Petites notes:

  • Dans la table des partis, vous pouvez en trouver qui ne sont liés à aucun candidat. C’est normal: ce sont des partis enregistrés, mais ils ne présentent aucun candidat pour la générale de 2012;
  • Ces mêmes partis sans candidats n’ont pas d’« acronymes ». J’aurais bien été en mesure d’en inventer, mais je voulais garder les infos du DGEQ les plus fidèles possibles et je n’avais l’acronymes que par la liste des candidats. Pas de candidats, pas d’acronymes;
  • La license d’utilisation me demande de vous laisser la mention suivante: « Comprends des données ouvertes octroyées sous la licence d’utilisation des données ouvertes du Directeur général des élections du Québec disponible à l’adresse Web : www.dgeq.org. L’octroi de la licence n’implique aucune approbation par le Directeur général des élections du Québec de l’utilisation des données ouvertes qui en est faite. »

Dame Nature a été anormalement gentille avec nous dernièrement, à coup de température élevé alors que l’hiver vient à peine de se terminer. Les eaux du fleuve St-Laurent sont encore très froides, près du point de congélation, et la rencontre des eaux et de l’air chaud nous donne de beaux bancs de brumes tôt le matin.

Pour le party d’été de l’entreprise où je travaille. Magnifique réception de la part du Zoo et évidemment…